A lire en écoutant "Derrière Les Fenêtres"

A lire en écoutant "Derrière Les Fenêtres"


Parce qu'aujourd'hui, je me sens esseulé. Les jours gris ne me réussisent pas, ils sont imposants, comme figés. Ils révèlent ce que je suis, ce que je ne veux pas être. Ils accablent le monde de leur noirceur, il n'en faut pas plus pour me replonger dans mon passé, pour réveiller ma nostalgie.

Je me sens de moins en moins existant, je m'efface, je disparais, je ne suis rien, rien pour personne. En grandissant je perds ce qui me définit. J'aimerais ne plus grandir, pour ne plus avoir à me soucier du temps qui passe, pour profiter de l'instant présent sans regretter celui qui s'écoule chaque seconde...

J'écoute Derrière les Fenêtre en boucle, c'est ma chanson préférée, je crois, empreinte de mélancolie, de non dits, d'espoirs déçus, de banalité, de médiocrité de la vie. Justement, cette chanson, c'est un peu moi, banale, médiocre, et sublime quand on la comprend pleinement. La chanson se synesthésie. Elle devient un ensemble colorée, un monde, derrière les fenêtres, un monde d'âme errantes, de destins brisés.

Je suis incohérent ce soir. Ma journée fut dure, très très dure. Je ne sais plus vraiment qui je suis, ni à quoi je sers. Tout ce que je fais, je le ressens comme vain. J'ai perdu le peu de confiance en moi que j'avais réussi à accumuler. C'est déifiant autant d'inutilité de ma part. Si j'étais l'Autre de quelqu'un, si quelqu'un me comprenait viscéralement, à chaque instant, si j'arrivais seulement à me lier...

On attend trop de moi. J'aimerais rendre les gens qui m'aiment fier de moi.

J'en demande trop à la vie.

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 15:00

LA FAIM...

LA FAIM...
Désolé d'avoir à vous contredire, très chère Amélie, mais la Faim, c'est Moi.

C'est d'autant plus moi que j'ai faim de sucré comme de salé, de solide comme de liquide, de comestible comme de non comestible et même comme de non mangeable. J'ai faim de vivre, j'ai faim de mort, j'ai faim de sentiments, j'ai faim des gens, j'ai faim de tout et ce qu'on m'apporte n'est jamais assez parce que je sais que je veux toujours plus. On m'apporte l'amitié, je veux l'amour, et si l'amour me vient, je veux la passion. Je veux plus, je veux tellement que personne ne peut autant vouloir que moi, or vouloir, c'est la définition même de la faim. La faim c'est un désir, mais moi, je l'établis à tout, je ne connais pas la faim qui incite le besoin de manger, je connais la faim permanente, insistante qui vous taraude jour comme nuit, qui vous fait faire des choses insoupçonnées, qui vous fait vous lever dans la nuit pour vider un frigo entier et ruiner une relation qui n'atteint pas l'intensité que vous avez besoin de ressentir.

Car oui, sentimentalement, j'ai besoin d'intense, j'ai besoin d'amitié, mais d'amitié excellente, d'amitié sans borne, que l'on croit en moi comme en un messie, j'ai besoin d'être aimé et en même temps je hais les gens. Je les hais parce qu'ils ne savent que juger. Ils jugent parce que j'ai faim. Moi, la Faim, je ne juge pas, quand on est capable de hurler sans fin son besoin d'être rempli, on ne juge pas. On est trop occupé à vouloir intensément pour porter un regard critique sur les choses, c'est pour cela que j'aime viscéralement tout et tout le monde, jusqu'à que ce tout m'apporte la preuve qu'il ne me faut pas l'aimer. Et des fois, j'ai la preuve qu'il me faut haïr, mais en général, j'aime d'autant plus ce que je ne peux avoir, je veux d'autant plus la chose. Je veux et quand je ne peux avoir, je détruis tout, à commencer par moi-même.

Je n'ai pas de respect pour ma vie. Aucun. Juste un prétexte pour avoir Faim, la Vie. Grisante, elle vous donne tout, elle vous amène tout sur un plateau d'argent, pour ensuite vous le retirer, cette Sadique. On le sait, je ne vous l'apprend pas, la vie est une Sadique, on vous fait miroiter des choses, mais au final, elle vous retire ce que vous considériez comme acquis et vous vous retrouvez là, l'âme éperdue, prêt à se voiler la face, chanter des larmes pleins les yeux, et dans un univers que vous avez perdu, donné l'impression d'être heureux.

Parce qu'en effet, on dit des gens comme moi qu'ils sont bons vivants. La belle affaire, il n'y a rien de plus mal vivant que moi. Puisque je ne vis pas, je veux, je ne vis pas, je désire, je ne vis pas, je possède, je ne vis pas, j'exige ! Et encore, je suis d'autant plus mal vivant que continuellement insatisfait de tout, toujours dans l'expectative de grandiose, de phénoménal. J'ai besoin que l'on me comble, et croyez moi il en faut. C'est donc dire bien que je ne connais que très rarement la plénitude, état d'extase. Quid de la sérénité, je ne connais pas, je conçois, par une vue de l'esprit hasardeuse, je conçois qu'il est des heures où, quand l'être s'invincible, la Faim s'incline. Je n'ai jamais connu cet état. En fait je ne pense pas le vouloir.

Ceci explique cela, si je suis comme je suis, c'est parce que j'ai toujours eu faim, toujours. Je ne me rappelle pas ne jamais avoir eu Faim. Dès tout petit, j'étais perpétuellement insatisfait, on disait que j'étais grognon. Non, juste Affamé. J'ai grandi, et apparu un autre mal, on me qualifiait d'indécis. Diantre ! Bien sûr que je suis indécis, je veux tout, tout de suite, et en même temps, je ne veux rien parce que je ne veux pas perdre ce que je veux. Et puis je suis devenu adolescent, je découvrais l'ivresse de l'amour, le vertige de la passion, et l'immense néant béant de la solitude, la solitude parce que la Faim, la solitude, parce que personne ne me comprends, et que personne ne me comprendra jamais parce que la Faim, elle est unique, et la Faim, c'est moi.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 15:56

MYLENE FARMER TOUR 2009 - IT'S OVER...




Si vous aussi, vous avez senti un frisson courir le long de votre échine lorsque vous avez vu Son ½il.

Si vous aussi, vous avez eu un presqu'orgasme en entendant le gimmick de "À Quoi Je Sers...".

Si vous aussi, vous avez chantonné que vos fesses étaient douces.

Si vous aussi, vous lui avez prouvé que vous ne l'oublierez jamais sur "Nous Souviendrons Nous ?".

Si vous aussi, vous avez hurlé "Mylène, on t'aime" en pleurant toutes les larmes de votre corps sur "Rêver".

Si vous aussi, vous avez échangé un coup de feu avec Elle sur "Libertine".

Si vous aussi, vous avez fait joujou avec les lasers verts de "Dégénération" comme un gamin de 5 ans et que vous auriez aimé être un scarabée.

Si vous aussi, vous avez sauté et hurlé que "Tout est Chaos".

Si vous aussi, vous vous êtes vidés d'énergie parce que "C'est Laid !" et que "C'est Dans L'Air".

Si vous aussi, vous lui avez dit au revoir sur "Si J'Avais Au Moins...".

Merci pour ces moments, Mylène, merci d'être.
Je Vous aime, Vous me manquez.




 MYLENE FARMER TOUR 2009 - IT'S OVER...

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 06:09

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 15:53

À Quoi Je Sers...

À Quoi Je Sers...













"J'aime ceux qui ne savent vivre qu'à condition de périr, car en périssant ils se dépassent."
Ainsi parlait Zarathoustra - Jean-Paul Sartre Friedrich Nietzsche


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Вы умирали, или вы живы? Я не знаю...
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# Posté le lundi 24 août 2009 06:34

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 04:31